Rénovation de salle de bains à Genève et Lausanne

La salle de bains est la pièce la plus dense d'un logement. Sur quatre à huit mètres carrés se croisent l'alimentation en eau, l'évacuation, l'électricité, la ventilation, l'étanchéité et la finition — et chacune de ces couches dépend de la précédente. C'est aussi la pièce où une erreur coûte le plus cher : reprendre une étanchéité manquée signifie déposer le carrelage.
Pourquoi une salle de bains n'est pas une pièce comme les autres
Trois contraintes la distinguent.
L'eau, d'abord. Sous le carrelage se trouve une étanchéité qui doit remonter sur les parois de la zone de douche et se raccorder proprement aux traversées. Elle est invisible une fois le chantier fini, ce qui la rend facile à bâcler et impossible à contrôler après coup.
L'électricité ensuite. Les volumes autour de la baignoire et de la douche imposent des degrés de protection précis, et la plupart des salles de bains anciennes de Genève et de Lausanne n'ont ni prise protégée ni liaison équipotentielle conforme. Une rénovation est le moment logique pour remettre ce point en ordre.
La ventilation enfin. Une salle de bains sans extraction correcte produit de la condensation, et la condensation produit des moisissures dans les angles au bout de deux hivers. Le problème passe souvent pour un défaut de peinture ; c'en est rarement un.
Autorisations : qui doit dire oui
La réponse dépend de votre statut, et elle surprend souvent.
- **Locataire** : l'accord écrit de la régie est nécessaire dès que vous touchez aux installations fixes. Une remise en peinture se signale ; le remplacement d'une baignoire se demande.
- **Propriétaire en PPE** : les colonnes de chute et d'alimentation sont des parties communes. Dès que les travaux les touchent, la décision relève de l'assemblée des copropriétaires, pas de vous seul.
- **Propriétaire d'une villa** : vous décidez, sauf si vous déplacez une évacuation vers l'extérieur ou modifiez une structure porteuse.
Dans les trois cas, un descriptif technique clair accélère l'accord. Nous le préparons avec le devis, précisément pour cette raison.
Les étapes, dans l'ordre
L'ordre n'est pas négociable : chaque corps de métier prépare le suivant.
- Dépose du carrelage, des appareils et, si nécessaire, de la chape
- Reprise des alimentations et des évacuations, mise à la bonne pente
- Passage électrique : éclairage, prises protégées, sèche-serviettes, ventilation
- Étanchéité de la zone humide, avec temps de séchage respecté
- Chape et ragréage, puis séchage mesuré, pas estimé
- Carrelage sol et murs, joints, silicones
- Pose des appareils, robinetterie, meubles et miroirs
- Mise en service, contrôle d'étanchéité et nettoyage
Un chantier qui saute une étape de séchage se voit deux ans plus tard, en joints fissurés.
Ce qui fait vraiment varier le devis
Trois facteurs dominent, et le choix de la robinetterie n'en fait pas partie.
**Déplacer ou non les évacuations.** Garder les arrivées et le siphon là où ils sont coûte peu. Déplacer les WC de deux mètres impose une nouvelle pente d'évacuation, donc une surélévation du sol, donc une reprise de la porte. C'est le poste qui fait basculer un budget.
**L'état de l'existant.** Une chape saine se recouvre. Une chape fissurée, un mur non d'aplomb, une canalisation en plomb ou une ancienne étanchéité au bitume changent le volume de travail avant même la première pose.
**Le format du carrelage et le nombre d'angles.** Un grand format sur des murs droits se pose vite. Le même carrelage dans une pièce avec niche, tablier de baignoire et deux retours demande deux fois plus de temps de coupe.
Pour situer l'ordre de grandeur, une rénovation complète en Suisse — électricité et plomberie comprises — se situe autour de 1400 à 1800 CHF le mètre carré. Une salle de bains se situe dans le haut de cette fourchette, parce que la densité technique y est maximale. Le chiffre définitif ne sort jamais d'un tableau : il sort de la visite.
Le calcaire lémanique, à décider maintenant
L'eau de la région est dure. Le tartre encrasse la robinetterie, réduit le rendement du chauffe-eau et raccourcit la vie des appareils. Si l'installation doit recevoir un adoucisseur ou un traitement anticalcaire, c'est maintenant qu'il faut le décider : l'ajouter après coup suppose de rouvrir la distribution qu'on vient de refermer.
Comment nous travaillons
Nous établissons le devis après avoir vu la pièce, poste par poste, avec les matériaux. La plomberie, l'électricité et le carrelage sont réalisés par nos propres équipes : une salle de bains ne devient pas une négociation entre trois entreprises. En logement occupé, nous organisons le chantier pour qu'une autre pièce d'eau reste utilisable quand c'est possible, et nous le disons franchement quand ça ne l'est pas.
Questions fréquentes
Combien de temps dure la rénovation d'une salle de bains ?
Comptez deux à quatre semaines pour une pièce complète, temps de séchage compris. Ces temps ne se compriment pas : un délai annoncé plus court cache généralement une étanchéité ou une chape posée trop tôt.
Faut-il l'accord de la régie ?
En location, oui, dès que les installations fixes sont touchées. Nous fournissons le descriptif technique à transmettre, ce qui raccourcit nettement le délai de réponse.
Peut-on déplacer les WC ou la douche ?
Souvent oui, mais c'est le poste le plus coûteux, car l'évacuation impose une pente. Nous vérifions la faisabilité lors de la visite avant de chiffrer quoi que ce soit.
Faut-il refaire l'électricité en même temps ?
Presque toujours dans un bâtiment ancien. Les volumes de protection autour de la douche ont changé, et remettre la pièce en conformité pendant que les murs sont ouverts coûte une fraction de ce que coûterait la même opération deux ans plus tard.
Peut-on transformer une baignoire en douche de plain-pied ?
Cela dépend de la hauteur disponible sous le sol fini pour l'écoulement. Quand la place manque, un receveur extra-plat reste possible. La réponse se donne sur place, pas au téléphone.